Avant-propos : Ceci est un
texte relativement morbide, enfin c'est pas joyeux du tout quoi, je
dis morbide parce que les deux premières personnes à l'avoir lu
l'ont qualifié ainsi ^^. Il n'est pas nécessaire de lire le
"Contexte" afin de comprendre le texte. Ce texte pourrait être en
quelque sorte un passage d'un vieux texte que j'ai écrit y'a
longtemps et que je n'ai publié que sur un forum où je suis
inscrite, ce texte était intitulé "I just wanna be free" mais en
bon anglais il aurait plutôt dût s'appeler "I just want to be free"
mais bon, les raison de l'écriture du titre de cette façon sont
assez longues à expliquer dons je ne le ferais pas. Si vous avez
déjà lu ce texte, celui qui va suivre est un peu dans le même
genre, enfin le personnage est globalement le même. Bref, passons à
la suite, je rappelle qu'il n'est pas nécessaire de lire le
contexte ^^.
Contexte : Emmerdement,
feuille, crayon, imagination, colère, haine, amour, voilà tous les
ingrédients réunis pour la construction d’un personnage de
sexe féminin Pourquoi ? Parce que c’est comme ça ! Disons
ensuite que cette personne a 7 ans. Une petite fille de 7 ans donc.
Imaginons maintenant que… cette petite fille vive dans une
famille aisée, relativement aisée même, elle peut avoir tout ce
qu’elle veut, mais uniquement matériellement, parce que
l’amour d’une famille ne s’achète pas, ni celui
d’une personne. Les parents de cette petite fille sont
souvent absents, ils la couvrent de cadeaux, elle est élevée par
les domestiques et sa grand-mère. À l’école, les enfants lui
parlent si ils veulent aller dans la piscine de sa résidence ou
autres choses dans le genre. En clair, ils ne lui parlent que par
intérêt. Elle le sait, elle ne se fait aucune illusion,
contrairement à ses parents qui la pense heureuse quand il ne sont
pas là, et entourée de vrais amis. Maintenant que les présentations
sont faites, la petite fille a le droit à un prénom "Hope".
Pourquoi "Hope" ? Parce que parfois les parents pensent que la
signification du prénom influera sur la vie de leur enfant. Alors
ce fût Hope pour elle, parce qu'elle ne doit jamais perdre espoir,
quoiqu'il arrive, toujours se battre. Être aimée, c'était tout ce
que Hope demandait.
Texte
:
Hope ne connaissait pas l'amour, elle connaissait la haine et la
colère parfaitement bien, parce que c'était les sentiments qu'elle
ressentait tous les jours à cette époque, rien d'autre. Parce que
qu'elle souffrait de sa solitude, elle en voulait au monde entier,
ils la haïssaient tous, elle ne savait, alors elle les haïssait à
son tour et la colère montait chaque fois qu'un soupçon
d'hypocrisie s'emparait de l'un d'eux afin de profiter d'elle. Mais
tout ça ne se passait pas en surface. À cause de la peur. La peur
d'être encore plus seule et abandonnée. Elle est hypocrite, oui,
mais c'est sais seule défense, son seul moyen de survie. Parfois
vivre dans l'illusion est plus facile. Alors elle entretenait cette
illusion via ce masque d'hypocrisie et de joie. Dans une famille
comme celle de Hope, l'apparence est la chose la plus importante.
Peu importe qui tu es vraiment, ce que tu ressens, ce que tu vis.
Tout ce qui compte c'est que tu aies l'air important, populaire et
heureux. Les larmes n'existent pas dans ce genre de famille. Hope
n'a jamais eu le droit de pleurer, pourtant l'envie a souvent été
présente. Mais plus maintenant, quelque chose s'est brisé en elle,
trop d'hypocrisie, trop de haine, trop de colère, trop de
souffrance, pas assez d'amour pour une petite fille de 7 ans. Elle
s'est interdite de pleurer, elle s'est interdite d'aimer, de toute
façon elle ne sait pas ce que c'est. Parfois elle aimerait pouvoir
se confier, oui elle voudrait tant avoir quelqu'un à qui parler de
tout ça, quelqu'un avec qui il n'y aurait pas d'hypocrisie, parce
qu'elle devient de plus en plus insensible et hypocrite avec le
temps. Comme on lui a appris à être. Pas par ses parents, non, elle
ne les voient presque pas, mais par sa grand-mère, c'est elle qui
l'a élevée finalement, c'est elle qui lui a apprit à être hypocrite
et insensible. Au début, Hope avait peur de devenir comme ça, c'est
pour ça qu'elle désirait un confident, un véritable ami. Mais
maintenant elle sait. Jamais elle ne pourrait se confier, parce
qu'ils sont tous aussi hypocrites les uns que les autres. Elle a
parfois envie de les détruire, ou de se détruire elle. Oui. Hope a
7 ans et elle pense au meurtre, non, à l'extermination et au
suicide. Innocente elle ne l'est déjà plus. L'endroit le plus cruel
et impitoyable au monde est une cour de récréation, parce que les
enfants sont méchants, blessants et profiteurs. Hope n'a qu'une
explication à ça. Ils reproduisent le comportement de leurs
parents. Tous aussi hypocrites les uns que les autres, aucun ne
mérite vraiment de vivre, ce ne sont que de la vermine. Il faudrait
tous les détruire, mais ça reviendrait à se retrouver seule, quitte
à être seule, autant mourir maintenant, on gagnera du temps. Voilà
ce que Hope pensait. Jusqu'à présent elle n'a pas encore tenté de
mettre l'un de ses plans à exécution. L'un prendrait trop de temps
et l'autre lui fait peur pour l'instant, quelque chose au fond
d'elle-même la pousse à ne rien faire, elle ne sait pas encore ce
que c'est. Mais peut-être est-ce l'espoir que tout le monde ne soit
pas si méchant et hypocrite. Pour l'instant elle ne sait pas, parce
qu'elle ne connaît pas encore l'espoir, elle ne sait pas à quoi ça
ressemble, ou plutôt, elle ne sait plus, pas qu'avant, il y a bien
longtemps, cela semble être une éternité pour elle et pourtant elle
n'a que 7 ans, oui bien avant ça, avant qu'elle ne comprenne
vraiment que ses parents ne reviendraient pas chaque fois pour Noël
et son anniversaire, avant qu'elle ait eu envie de pleurer pour la
première fois de sa vie, avant qu'elle ne se prenne une gifle de sa
grand-mère lui interdisant formellement de pleurer, oui, avant tout
ça elle espérait. Maintenant ça s'est fini il y a une éternité. Et
pourtant elle n'a que 7 ans.